Salle de presse
Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
L’appel de Bernard Derome entendu.
Un groupe de la société civile se forme pour sauver
Radio-Canada des griffes des Conservateurs.
Montréal, 29 mai 2009 – Un groupe de citoyens québécois lance le mouvement «SOS Radio-Canada» dans le but de contrer, par un soutien public, le gouvernement conservateur de Stephen Harper dans sa décision d’abandonner Radio-Canada à son sort.
Cette annonce survient seulement quelques jours après l’appel à la mobilisation de la société civile lancé ce jeudi 21 mai à l’Assemblée nationale du Québec, par l’ex-chef d’antenne du Téléjournal, Bernard Derome.
« Les Conservateurs voudraient profiter de la crise pour démanteler Radio-Canada qu’ils ne feraient pas autrement », lance Emmanuel Bilodeau, porte-parole du groupe qui tient désormais pignon sur Web à sosradiocanada.org. « Les Conservateurs sont-ils en train d’afficher le même mépris qu’au moment de leurs compressions dans la culture ? Le gouvernement fédéral sous-finance notre radiodiffusion publique. À seulement 33 $ par personne, alors que la moyenne occidentale est de 80 $, on ne peut parler d’un luxe. Radio-Canada joue un rôle essentiel pour le développement culturel du Québec, en plus d’être un pôle de création. Radio-Canada, c’est aussi le chien de garde de notre démocratie et un modèle journalistique».
SOS Radio-Canada s’est donné pour mission de mobiliser la population afin d’amener le prochain gouvernement canadien à reconnaître l’importance culturelle et sociale de Radio-Canada au Québec et à augmenter de façon permanente son financement public. Pour y arriver, le groupe mènera une campagne de mobilisation énergique, notamment sur le Web et entend intervenir sur la place publique.
Le 25 mars, en raison d’un manque à gagner de 171 M $, Radio-Canada a annoncé qu’elle allait devoir vendre des actifs et sabrer 10 % de ses effectifs, soit 805 postes, dont près de la moitié dans des services français, pourtant forts populaires.
Auparavant, les Conservateurs avaient démontré leur intransigeance idéologique en refusant à la SRC une avance sur ses crédits parlementaires ou même la possibilité d’emprunter. Plusieurs émissions ont en conséquence été abandonnées. Les licenciements seront tous réalisés d’ici septembre et une seconde vague de mises à pied est envisagée.
« Radio-Canada Å“uvre au rayonnement de la culture francophone. Quand on constate combien elle est un moteur de notre développement social et économique, il est impossible d’interpréter ces décisions comme un simple redressement administratif, alors qu’elles sont vécues et orchestrées comme un règlement de compte politique», reprend Emmanuel Bilodeau. «J’ai grandi avec Radio-Canada et ses formidables émissions jeunesses, ses télé-théâtres et ses téléromans. Chez nous, ses bulletins d’informations étaient sacrés. Tellement, que deux de mes frères et moi-même rêvions de devenir journalistes à Radio-Canada. Rêve que nous avons tous les trois réalisé. J’ai beaucoup travaillé comme acteur pour Radio-Canada, qui a été aussi marquante dans ma vie que les plus grands professeurs que j’ai eus. Et elle doit continuer à l’être pour les générations à venir.»
SOS Radio-Canada partage les constats et solutions proposées par le Comité permanent du patrimoine canadien en mars 2008 qui proposait un financement de la SRC sur 7 ans, qui ferait passer la contribution de chaque Canadien de 33 à 40 dollars et qui rendrait permanent l’actuel financement annuel d’appoint de 60 M $. «Ça aurait procuré 225 M $ de plus à Radio-Canada plutôt que le manque à gagner actuel de 171 M $», fait savoir Emmanuel Bilodeau. « Et le petit 10 $ de plus que cela exige de chaque Canadien n’est rien à côté des 5,2 milliards que le gouvernement de Stephen Harper vient d’offrir au secteur automobile - et ce n’est qu’un d’exemple parmi tant d’autres. Ce gouvernement doit nous expliquer comment la création de 400 chômeurs de plus au Québec, ça constitue une mesure de relance économique».
SOS Radio-Canada en appelle toute la population à se joindre au mouvement en visitant le site sosradiocanada.org et en s’inscrivant à la liste de diffusion. Les organismes sont également invités à faire parvenir des lettres d’appui au groupe. « Ces décisions causent des torts irrémédiables à notre diffuseur public et à sa programmation, restreignent l’accès à une information de qualité et constituent un dur coup pour la jeune génération d’artistes et d’artisans de Radio-Canada. Faisons en sorte de les renverser et de contribuer à la pérennité de notre service de radiodiffusion publique », conclut Émmanuel Bilodeau.
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Pour plus de renseignements :
Isabelle Monette
Responsable des relations publiques
SOS Radio-Canada
Tél. : 514-583-1866
info@sosradiocanada.org
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